Archives de Catégorie: Trouvailles et secrets bien gardés

La Boulangerie Guillaume

Il n’a fallu qu’un simple tweet ce matin pour me faire découvrir la Boulangerie Guillaume. « … buns aux pommes bio!!! », mentionnait le tweet. Comme je souhaitais déjà visiter l’endroit, je n’avais pas meilleure excuse pour partir en direction de la rue Fairmount!

La boulangerie a ouvert ses portes il y a à peine 2 mois et des poussières et même si j’y suis passée en coup de vent ce matin, je souhaite que cette « shop de baguettes, croissants et autres joyeusetés », comme l’écrit si bien le propriétaire & maître boulanger Guillaume Vaillant, figure longtemps dans mon carnet d’adresses. Ici, on se sent pratiquement plongés dans le fournil avec le boulanger et son équipe. Derrière le petit comptoir de service, le lieu est ouvert – à mon grand plaisir de fille curieuse! La diviseuse, tel un objet de design, trône au milieu de l’espace. Et l’objet de convoitise: un mûr-comptoir à pains. Et là commence le dur choix de sélectionner nos petits bonheurs…

Guillaume Vaillant, propriétaire-boulanger (crédit photo: Renaud Kasma, renaudkasma.com)

Et le choix n’est pas facile. Le comptoir vitré nous présente une grande variété de pains et de viennoiseries (je dirais au moins 25…), qu’il me faudra découvrir en plusieurs visites. Ils sont beaux, dodus et montrent fièrement leur grigne. Baguettes, grosse miches campagnardes style Poilâne, fougasses à saveurs variées, belges, brioches, chaussons, alouette. Plusieurs pains  semblent porter la mention bio – avis aux adeptes…

Mon choix s’est arrêté sur un belge aux noix de Grenoble. Et à mon grand enchantement lorsque je l’ai coupé, il y avait de la noix là-dedans (ouste les pains aux noix chiches)! Je remarque aussi de belles et grandes alvéoles dans la mie. Pour un pain d’allure aussi rustique (et très réussi à mon humble avis), ceci lui donne une légèreté tout à fait agréable sous la dent!

Et les « buns aux pommes bio » dans tout cela? Elles avaient déjà disparues à mon arrivée. Mais qu’à cela ne tienne, je me reprendrai et tâcherai de passer régulièrement… et plus tôt!

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Boulangerie Guillaume :: 17, av. Fairmount Est (coin St-Laurent), Montréal 514 507-3199

Pour plus d’infos/photos sur la boulangerie : site Web//Facebook//Twitter

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Chic Fauchon version surgelé

Oh que lis-je dans le dernier Elle Québec: des produits Fauchon surgelés en vente ici à Montréal?! Et oui, joie! Ce sont précisément deux gâteries, la Tarte carrée aux framboises et pistaches ainsi que l’Entremets au chocolat que l’on trouve dans le catalogue de la boutique Cool & Simple. Catalogue, vous avez bien lu, car ici, nous pouvons commander une panoplie de mets et autres produits alimentaires par téléphone ou par courriel. Mais mieux encore, la boutique a pignon sur rue près du Marché Atwater.

Des gâteries Fauchon à Montréal!

Je vous entends dire « Bah, c’est tout de même que du surgelé! ». Oui, mais forcée d’admettre que je préfère avoir du Fauchon surgelé que pas du tout!

Je vais devoir aller fouiner rue Richmond très bientôt. Mon petit doigt me dit que Fauchon fêtera Noël chez moi!

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Cool & Simple :: 333, rue Richmond (coin William), Montréal

514 281-9883

Facebook // Twitter

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Quand tartine rime avec Poilâne

Vous n’avez jamais eu la chance de déguster le pain Poilâne? Ajoutez vite le
Café Holt sur votre liste des restaurants à fréquenter. À ma connaissance, c’est le seul endroit à Montréal (et l’un des rares en Amérique du Nord) où l’on trouve de ce fameux pain, popularisé à Paris dans les années 30 par la famille du même nom.

La célèbre miche

Au Café Holt, on y sert des « tartines », qui en fait, ne sont pas les tartines auxquelles nous sommes habituées. Comme nous pouvons le lire sur le menu, les tartines sont préparées « avec une tranche de pain au levain Poilâne grillée, large comme la main, épaisse comme le petit doigt, sur laquelle est étalée une savoureuse préparation d’ingrédients saisonniers ». Il y a une douzaine de déclinaisons au menu. Pour ma part, mon choix s’est arrêté sur la Tartine poulet grillé au chipotle, tartinade de mangue et de coriandre avec crème sûre au paprika (P.S. Si vous n’aimez pas manger épicé/piquant, n’optez pas pour cette version de tartine!).

Tartine au pain Poilâne @ Café Holt

Pour les puristes qui aimeraient mieux déguster le Poilâne version nature, sachez que vous en obtiendrez en accompagnement si vous commandez un potage, par exemple. Et pour les plus audacieux? Je suggère le Pudding de pain Poilâne à la citrouille… Trick or treat!

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Café Holt (Holt Renfrew) :: 1300, rue Sherbrooke Ouest, Montréal
514 842-5111

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La meilleure gourmandise italienne

Pour moi, ce sont les cannolis qui remportent haut la main le titre d’utlime gâterie italienne. Impossible de leur résister. I.m.p.o.s.s.i.b.l.e.

 

Miam! Un cannoli de chez Alati Caserta!

 

Enfin, difficile aussi de résister au tiramisu, au panettone au panna cotta, au semifreddo aux babas et au gelato! Bien de petits plaisirs italiens me font craquer. Mais forcée d’admettre que le jour où je mettrai les pieds en Italie, je me goinfrai de cannolis!

D’ici là, voici deux adresses montréalaises où je me procure ces petites douceurs siciliennes :

#1 – Pâtisserie Alati Caserta :: 277, rue Dante, coin Henri-Julien

Authentique pâtisserie italienne situtée dans la Petite italie. D’après moi, les meilleurs cannolis en ville!

#2 – Roberto :: 2221, rue Bélanger, coin de Lorimier

On connaît Roberto pour ces fameux gelati, son comptoir de plats préparés et son restaurant. Lors de votre prochaine visite, ne manquez pas de vous laissez tenter par leurs cannolis !

D’ailleurs, Roberto a maintenant sa boutique en ligne. Mais malheureusement, impossible de se faire livrer des cannolis… 🙂

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Et vous, quelle est votre meilleure gourmandise italienne ?

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Existe-t-il un Gontran Cherrier québécois ?

Vous connaissez beaucoup de boulangers qui font des apparitions dans les médias ou qui animent leur propre émission télé? Contrairement aux chefs que nous connaissons bien ici au Québec pour leurs prouesses en cuisine et pour leurs présences au petit écran (Martin Picard, Louis-François Marcotte… et bientôt Daniel Vézina & Antoine Sicotte pour n’en nommer que quelques-uns),  je ne connais aucun boulanger québécois possédant un tel curriculum.
Aucun « boulanger vedette », ce qui est tout de même étonnant au nombre de boulangeries que la province possède… !

Mais lors du lancement de la Chaîne Zeste mercredi dernier, j’ai découvert Gontran Cherrier, un boulanger français qui répond tout à fait à ce profil.
Belle découverte, vous en conviendrez. Ce jeune boulanger est issu d’une famille d’artisans boulangers et de pâtissiers. Il tient la barre d’une émission sur la chaîne française cuisine.tv intitulée « Les tartines de Gontran », que nous aurons le plaisir de découvrir bientôt au Québec.

Gontran Cherrier

Et en attendant l’arrivée de Gontran sur nos petits écrans, je vous invite à écouter ce court vidéo où le jeune boulanger nous dévoile ses trucs pour réussir à faire de bonnes baguettes à la maison…

La question reste entière: verrons-nous un jour au Québec, la venue d’un boulanger vedette ? Où est notre Gontran ?

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Is ze brède betteur in Paris ?

Il y a près d’un an, je suis allée en vacances à Paris avec la curiosité de voir à quoi ressemblaient les traditionnelles boulangeries françaises. J’avais une semaine devant moi. Une semaine où je m’étais mise en tête de déguster le plus grand nombre de pains, de viennoiseries et de pâtisseries possibles. La veille de mon départ, je pris un souper léger. Je débarquai à Paris un dimanche matin de septembre. Il devait faire tout au plus 15 degrés. Il pleuvait et il était 7:00 lorsque de descendis à la station Pyrénées, dans le 19e. Aucun commerce n’était encore ouvert. Welcome to Paris darling !

Ma première baguette parisienne

Ma première baguette parisienne : bon o.k., rien d'exitant...

Je laissai passer la première journée de décalage horaire pour attaquer la miche le lundi matin venu… Destination : coin de la rue. Boulangerie : Banette. Sans être officiellement une chaîne, Banette est un regroupement de meuniers qui fournit la farine à plus de 3 000 boulangers indépendants en France. En retour, ces boulangers s’engagent à respecter une méthode de fabrication artisanale développée par le regroupement. On m’avait toujours dit que la croûte des baguettes françaises était plus tendre (dû au fait que la farine européenne est moins forte que la farine canadienne). Constat : Première baguette parisienne, première croûte mince craquante à la mie bien tendre. Rien à gémir de plaisir mais honnête comme produit. Le look de la baguette me rappela le bon vieux pain Cousin. Ce qui me fit penser que je devais continuer mon chemin. Ce matin-là toutefois, je sus que j’étais pour me plaire dans ma quête…

Poilâne - 8 rue du Cherche-Midi, 6e

Poilâne - rue du Cherche-Midi, 6e

Même si javais en mains une liste de boulangeries à voir, je savais pertinemment que pour une première escapade à Paris (bon, 2e, sans compter les 3 jours passés il a plus de 8 ans de cela…), je ne pouvais passer outre la visite de certaines grandes, entre autres, Poilâne et Fauchon. C’est donc avec empressement que je me dirigeai vers ma prochaine destination : rue du Cherche-Midi, là où depuis le début des années 30, réside la boulangerie Poilâne. J’étais impatiente de passer la porte de cette institution. L’étroit local présentait quelque chose de rustique.  Je sentis qu’à l’intérieur de ces murs, la tradition résidait toujours. Je jetai un coup d’œil rapide pour trouver la célèbre miche au levain de 2 kg, estampée du fameux « P » (pour Poilâne bien sûr…), dont j’avais très souvent entendu parler. Ce jour-là, je la savourai sans réserve (enfin, seulement qu’une petite portion !). Constat : mie aérienne, fine odeur de noisette. Le bonheur est dans la miche… D’ailleurs, il est possible de commander le bonheur en ligne. La miche 2 kg est reconnue pour sa qualité de conservation, elle traverse donc l’Atlantique sans soucis. Il ne vous en coûtera que 37 € pour la déguster dans le confort de votre cuisine…

La célèbre miche

La célèbre miche

La semaine passa et je m’attardai entre autres, sur les boulevards Ménilmontant et Belleville. J’y découvris des petits commerces maghrébins ainsi que le marché de Belleville. Des stands couverts étaient installés sur le boulevard – outre les fruits et légumes, on y trouva des meules de nougat, des montages de noix et plus de baklavas que je n’en aurai jamais vu ! La rue Oberkampf est tout près. Bondée de petits bistros, c’est le rendez-vous parfait pour une soirée animée – la rue grouille jusqu’aux petites heures. Bu en grande quantité dans un bar d’Oberkampf : Le Shrek – un mojito passé au mélangeur… exquis !

Fauchon - Place de la Madeleine, 8e

Fauchon - Place de la Madeleine, 8e

Revenons à nos moutons… Remise de ma soirée arrosée aux Shreks, je continuai mes visites. Métro, direction ligne 14. Prochain stop : Fauchon, Place de la Madeleine. Une autre adresse bien connue des gourmands. Ici, c’est le luxe alimentaire à son meilleur. La qualité et la variété des produits, le design des lieux, la qualité du service, tous y trouve son compte. De la charcuterie au vin, du miel aux épices, du bonbon aux fromages, les étalages sont un régal pour les yeux. Je jetai mon dévolu sur le coin boulangerie (je vous parlerai des pâtisseries dans un futur billet !). Le choix de pains est restreint, on s’en tient aux classiques : miches, baguettes, pains aux noix, pains aux olives, viennoiseries, brioches… Simple mais parfait. Je déboursai quelques euros pour un pain aux olives que je dégustai au Jardin des Tuileries en guise de collation. Constat : Me faire des collations de pains aux olives plus souvent. La simplicité a bon goût.

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La semaine passa et je restai avec des adresses dans ma poche dont Gérard Mulot (93, rue de la Glacière, 13e) et Gosselin (258, boul. Saint-Germain, 7e). Et que dire de la boulangerie Au Duc de la Chapelle (32, rue Tristan Tzara, 18e) qui s’était illustrée cette année là lors du Grand Prix de la Baguette de la Ville de Paris. Je me butai à une porte fermée la journée de ma visite ! Et bien, je devrai retourner à Paris afin de poursuivre ma quête… !

Je n’ai expérimenté que quelques boulangeries parisiennes et mon point de vue pourrait être limitatif en ce sens mais la boulangerie montréalaise (comparons des pois avec des pois) m’a semblée moins traditionnelle, dans son approche et dans son offre. À cet égard, j’espère qu’au Québec, le milieu continuera d’évoluer et de gagner en intérêt. Après tout, il n’en tient qu’à nous de changer nos habitudes et de dire Basta ! à la tranche de pain blanc !

The Sparrow

Ceci n’est pas une critique culinaire de resto. Je voulais simplement faire un petit aparté concernant le très hip et sympa resto à brunch : The Sparrow. Situé au limite du Mile-End sur St-Laurent, cet endroit vaut la peine de s’y attarder le temps d’un déjeuner ou d’un lunch.

Chose plus ou moins commune en restauration, plusieurs pains et pâtisseries sont préparés sur place. Quoique que certains gâteaux proviennent d’un fournisseur externe, ce w-e, la serveuse m’assurait qu’entre autres, les muffins anglais, les madeleines et LES beignets choco-bananes avaient été concoctés en cuisine.

Suggestion : Lorsque vous aurez passé par dessus le fait que le menu est rédigé en anglais et que la traduction française se trouve sous le texte anglais, en petite typographie italique, empressez-vous de commander les beignets choco-bananes. Ils sont indécents…

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The Sparrow, 5322, boul. St-Laurent (ancien bar Mile-End), 514 690-3964