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Gontran Cherrier: enfin pignon sur rue!

Il faudra maintenant ajouter une adresse gourmande à visiter lors de notre  prochain séjour à Paris: la nouvelle boulangerie de Gontran Cherrier. Après avoir voyagé pour pétrir aux quatre coins du monde et multiplié les rencontres avec les grands chefs, le boulanger-star parisien ouvre sa propre boulangerie!

Quand?
Samedi le 18 décembre 2010

Où?
22 rue Caulaincourt , Paris, 01 46 06 82 66
(dans le 18e, tout près du cimetière Montmartre)

Site Web Gontran Cherrier / Facebook

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Le grand prix de la meilleure baguette de Paris

Il existe toute sorte de concours et celui de la meilleure baguette n’y échappe pas. Attention, ce concours est tenu avec le plus grand sérieux et des centaines de boulangers s’y inscrivent chaque année. Où ? À Paris, bien sûr. Le prix ? Un prix en argent mais surtout, fournir les baguettes à l’Élysée pendant un an. Cette année, Nicolas Sarkosy et Carla Bruni savoureront donc les pains de Franck Tombarel de la boulangerie Le Grenier de Félix (64, av. Félix Laure, 15e), qui a remporté la 16 édition du concours.

Une tradition en péril

En 1993, alors que la boulangerie artisanale faisait face à une forte concurrence des épiceries à grandes surfaces en France, le gouvernement Balladur vote le fameux «décret pain» pour protéger l’appellation et le mode de fabrication de la baguette tradition*.

Ce décret vient en quelque sorte breveter la baguette tradition en précisant ses paramètres de fabrication et de composition.  Même si ce décret avait pour but de protéger la baguette, plusieurs l’ont critiqué en disant que la «définition» de la baguette y était trop contemporaine… Tradition, quand tu nous tiens !

Le Grand prix de la baguette a été mis sur pied dans cette foulée et avait comme objectif d’inciter les boulangers à préparer la baguette tradition selon les «normes» et ainsi assurer la pérennité de la recette originale…

Les baguettes tradition ont souvent qu'une seule grigne

Les baguettes tradition ont souvent qu’une seule grigne

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* La baguette tradition a vu le jour, selon l’organisation du Grand prix de la baguette, en 1830. Toutefois, plusieurs écrits font état de différentes dates et  personne ne semble s’entendre sur son année de naissance… !

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Les boulangers en vacances, c’est casse-pied.

En vacances

On entend souvent dire que le métier de boulanger est dur. Les boulangers se lèvent aux petites heures, ils travaillent sans cesse dans la chaleur, ils transportent de lourds sacs de farine…  Le temps des vacances est donc bienvenue. Mais attention, ne part pas quand le veut un boulanger parisien… Découvrez pourquoi ici.

P.S. Merci Martin pour l’envoi de ce lien Libé-Labo… 🙂

P.P.S. Suite à ma découverte musicale d’hier (Chantale Eden), je remarque que la vidéo ci-dessous nous dévoile un autre artiste inspiré par le métier… Forcée d’admettre que le style ne me fait pas du tout !

Is ze brède betteur in Paris ?

Il y a près d’un an, je suis allée en vacances à Paris avec la curiosité de voir à quoi ressemblaient les traditionnelles boulangeries françaises. J’avais une semaine devant moi. Une semaine où je m’étais mise en tête de déguster le plus grand nombre de pains, de viennoiseries et de pâtisseries possibles. La veille de mon départ, je pris un souper léger. Je débarquai à Paris un dimanche matin de septembre. Il devait faire tout au plus 15 degrés. Il pleuvait et il était 7:00 lorsque de descendis à la station Pyrénées, dans le 19e. Aucun commerce n’était encore ouvert. Welcome to Paris darling !

Ma première baguette parisienne

Ma première baguette parisienne : bon o.k., rien d'exitant...

Je laissai passer la première journée de décalage horaire pour attaquer la miche le lundi matin venu… Destination : coin de la rue. Boulangerie : Banette. Sans être officiellement une chaîne, Banette est un regroupement de meuniers qui fournit la farine à plus de 3 000 boulangers indépendants en France. En retour, ces boulangers s’engagent à respecter une méthode de fabrication artisanale développée par le regroupement. On m’avait toujours dit que la croûte des baguettes françaises était plus tendre (dû au fait que la farine européenne est moins forte que la farine canadienne). Constat : Première baguette parisienne, première croûte mince craquante à la mie bien tendre. Rien à gémir de plaisir mais honnête comme produit. Le look de la baguette me rappela le bon vieux pain Cousin. Ce qui me fit penser que je devais continuer mon chemin. Ce matin-là toutefois, je sus que j’étais pour me plaire dans ma quête…

Poilâne - 8 rue du Cherche-Midi, 6e

Poilâne - rue du Cherche-Midi, 6e

Même si javais en mains une liste de boulangeries à voir, je savais pertinemment que pour une première escapade à Paris (bon, 2e, sans compter les 3 jours passés il a plus de 8 ans de cela…), je ne pouvais passer outre la visite de certaines grandes, entre autres, Poilâne et Fauchon. C’est donc avec empressement que je me dirigeai vers ma prochaine destination : rue du Cherche-Midi, là où depuis le début des années 30, réside la boulangerie Poilâne. J’étais impatiente de passer la porte de cette institution. L’étroit local présentait quelque chose de rustique.  Je sentis qu’à l’intérieur de ces murs, la tradition résidait toujours. Je jetai un coup d’œil rapide pour trouver la célèbre miche au levain de 2 kg, estampée du fameux « P » (pour Poilâne bien sûr…), dont j’avais très souvent entendu parler. Ce jour-là, je la savourai sans réserve (enfin, seulement qu’une petite portion !). Constat : mie aérienne, fine odeur de noisette. Le bonheur est dans la miche… D’ailleurs, il est possible de commander le bonheur en ligne. La miche 2 kg est reconnue pour sa qualité de conservation, elle traverse donc l’Atlantique sans soucis. Il ne vous en coûtera que 37 € pour la déguster dans le confort de votre cuisine…

La célèbre miche

La célèbre miche

La semaine passa et je m’attardai entre autres, sur les boulevards Ménilmontant et Belleville. J’y découvris des petits commerces maghrébins ainsi que le marché de Belleville. Des stands couverts étaient installés sur le boulevard – outre les fruits et légumes, on y trouva des meules de nougat, des montages de noix et plus de baklavas que je n’en aurai jamais vu ! La rue Oberkampf est tout près. Bondée de petits bistros, c’est le rendez-vous parfait pour une soirée animée – la rue grouille jusqu’aux petites heures. Bu en grande quantité dans un bar d’Oberkampf : Le Shrek – un mojito passé au mélangeur… exquis !

Fauchon - Place de la Madeleine, 8e

Fauchon - Place de la Madeleine, 8e

Revenons à nos moutons… Remise de ma soirée arrosée aux Shreks, je continuai mes visites. Métro, direction ligne 14. Prochain stop : Fauchon, Place de la Madeleine. Une autre adresse bien connue des gourmands. Ici, c’est le luxe alimentaire à son meilleur. La qualité et la variété des produits, le design des lieux, la qualité du service, tous y trouve son compte. De la charcuterie au vin, du miel aux épices, du bonbon aux fromages, les étalages sont un régal pour les yeux. Je jetai mon dévolu sur le coin boulangerie (je vous parlerai des pâtisseries dans un futur billet !). Le choix de pains est restreint, on s’en tient aux classiques : miches, baguettes, pains aux noix, pains aux olives, viennoiseries, brioches… Simple mais parfait. Je déboursai quelques euros pour un pain aux olives que je dégustai au Jardin des Tuileries en guise de collation. Constat : Me faire des collations de pains aux olives plus souvent. La simplicité a bon goût.

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La semaine passa et je restai avec des adresses dans ma poche dont Gérard Mulot (93, rue de la Glacière, 13e) et Gosselin (258, boul. Saint-Germain, 7e). Et que dire de la boulangerie Au Duc de la Chapelle (32, rue Tristan Tzara, 18e) qui s’était illustrée cette année là lors du Grand Prix de la Baguette de la Ville de Paris. Je me butai à une porte fermée la journée de ma visite ! Et bien, je devrai retourner à Paris afin de poursuivre ma quête… !

Je n’ai expérimenté que quelques boulangeries parisiennes et mon point de vue pourrait être limitatif en ce sens mais la boulangerie montréalaise (comparons des pois avec des pois) m’a semblée moins traditionnelle, dans son approche et dans son offre. À cet égard, j’espère qu’au Québec, le milieu continuera d’évoluer et de gagner en intérêt. Après tout, il n’en tient qu’à nous de changer nos habitudes et de dire Basta ! à la tranche de pain blanc !