La meilleure gourmandise italienne

Pour moi, ce sont les cannolis qui remportent haut la main le titre d’utlime gâterie italienne. Impossible de leur résister. I.m.p.o.s.s.i.b.l.e.

 

Miam! Un cannoli de chez Alati Caserta!

 

Enfin, difficile aussi de résister au tiramisu, au panettone au panna cotta, au semifreddo aux babas et au gelato! Bien de petits plaisirs italiens me font craquer. Mais forcée d’admettre que le jour où je mettrai les pieds en Italie, je me goinfrai de cannolis!

D’ici là, voici deux adresses montréalaises où je me procure ces petites douceurs siciliennes :

#1 – Pâtisserie Alati Caserta :: 277, rue Dante, coin Henri-Julien

Authentique pâtisserie italienne situtée dans la Petite italie. D’après moi, les meilleurs cannolis en ville!

#2 – Roberto :: 2221, rue Bélanger, coin de Lorimier

On connaît Roberto pour ces fameux gelati, son comptoir de plats préparés et son restaurant. Lors de votre prochaine visite, ne manquez pas de vous laissez tenter par leurs cannolis !

D’ailleurs, Roberto a maintenant sa boutique en ligne. Mais malheureusement, impossible de se faire livrer des cannolis… 🙂

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Et vous, quelle est votre meilleure gourmandise italienne ?

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Existe-t-il un Gontran Cherrier québécois ?

Vous connaissez beaucoup de boulangers qui font des apparitions dans les médias ou qui animent leur propre émission télé? Contrairement aux chefs que nous connaissons bien ici au Québec pour leurs prouesses en cuisine et pour leurs présences au petit écran (Martin Picard, Louis-François Marcotte… et bientôt Daniel Vézina & Antoine Sicotte pour n’en nommer que quelques-uns),  je ne connais aucun boulanger québécois possédant un tel curriculum.
Aucun « boulanger vedette », ce qui est tout de même étonnant au nombre de boulangeries que la province possède… !

Mais lors du lancement de la Chaîne Zeste mercredi dernier, j’ai découvert Gontran Cherrier, un boulanger français qui répond tout à fait à ce profil.
Belle découverte, vous en conviendrez. Ce jeune boulanger est issu d’une famille d’artisans boulangers et de pâtissiers. Il tient la barre d’une émission sur la chaîne française cuisine.tv intitulée « Les tartines de Gontran », que nous aurons le plaisir de découvrir bientôt au Québec.

Gontran Cherrier

Et en attendant l’arrivée de Gontran sur nos petits écrans, je vous invite à écouter ce court vidéo où le jeune boulanger nous dévoile ses trucs pour réussir à faire de bonnes baguettes à la maison…

La question reste entière: verrons-nous un jour au Québec, la venue d’un boulanger vedette ? Où est notre Gontran ?

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Le carnet de recettes Moleskine

Oui je le veux. Je veux ce petit carnet noir, où je pourrai noter mes recettes, mes tests, mes coups de cœurs et mes pires gâchis. Il m’en faut un!

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Conserve ton pain

Il y a quelques temps, je suis tombée sur une recette de petits pains aux tomates, façonnés dans des boîtes de conserve. Si je me souviens bien, c’était dans un des livres de Jamie Oliver. Mais quelle excellente idée ! Un format parfait pour servir en accompagnement ou encore en apéro. Je n’avais jamais pris le temps de tester la recette et je suis toujours restée avec cette idée en tête. Alors aujourd’hui voilà, c’était ze day. Allez, au fourneau !

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Le pain en conserve :

  • 800 g de farine tout usage, non-blanchie (ex. Milanaise, Première Moisson…)
  • 200 g de farine de blé entier
  • 700 ml d’eau
  • 100 ml huile d’olive
  • 20 g de sel
  • 20 g levure fraîche

– Variante : pour remplacer les tomates cerises de la recette de M. Oliver, j’ai plutôt opté pour quelques olives noires et quelques branches de thym frais.

– Format des conserves utilisées : 398 ml.

– Poids des pâtons : j’ai boulé des pâtons de 200 g mais j’aurais bien pu augmenter jusqu’à 250-275 g pour obtenir un look plus prononcé de « tête de muffin ».

– Must do : vaporiser les conserves avec un enduit à cuisson antiadhésif (ex. Pam). Évitera que le pain colle aux parois !

** Il est important que tous les ingrédients soient à la température de la pièce lorsque l’on pétrit à la main.


Je ne disposais que deux deux boîtes de conserve pour m’exécuter (j’ai un vrai garde-manger de célibataire !). J’en ai donc profité pour préparer quelques petits pains en moule. Et attention : une recette d’un kg de farine, c’est bien assez pour faire salle comble au fourneau !

Temps de cuisson : il faut compter +/- 33 minutes à 430 °F, selon les fours.


Ensuite, on défourne, on démoule et on laisse ressuer.

Oui, il faut démouler le pain de la boîte de conserve s’il n’est pas servi aux convives immédiatement ! Sinon, l’humidité dégagée par le pain chaud dans la conserve le rendra mou. Au moment de servir, il suffit de tailler légèrement les côtés du pain à sa base (le pain a pris un peu d’expansion en le sortant de la conserve) et de le ré-insérer dans sa boîte.

Verdict : plutôt chouette côté look, je le referais volontiers pour servir lors d’un souper entre amis. Mais un pain de 20o g, c’est peut-être un peu copieux. Je serais curieuse de tester un format plus petit – ex. 100 g en conserve de pâte de tomates… À suivre !

Jamie, tu es libre ce soir pour souper ?

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Ajout 23 novembre 2009 : Wow ! Hier sur Twitter, un ami gourmand m’a fait parvenir ceci. Mes conserves sont prêtes à tester cette recette de pain vapeur ! Dans la vidéo, le boulanger Marc-André Cyr nous suggère plusieurs variantes, des heures et des heures de plaisir !

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La boulange et la mer

Pas que je sois une très grande voyageuse mais il y a quelques années, j’ai commencé à penser que pour mes vacances, au lieu de sauter dans un avion l’occasion venue , je pouvais peut-être considérer explorer la province et voir ce qu’elle avait à m’offrir. En voyage, lorsque des compagnons rencontrés sur la route me demandaient: « Parle-moi du Québec, qu’est-ce qu’il y a à voir et à faire ? », je me surprenais toujours à répondre les mêmes clichés. Mais au fait, qu’est-ce que je connaissais de mon chez moi ? Je pouvais difficilement répondre à la question…

J’ai donc commencé à faire quelques kilomètres en voiture, question d’aller fouiner dans Charlevoix, sur la Côte-Nord, dans le Bas-du-Fleuve et la semaine dernière, en Gaspésie. Partout, la beauté du territoire, la fascination de la mer et le sentiment que je devrai faire encore beaucoup de kilomètres pour tout voir, tout goûter, tout sentir. Hier, je suis revenue en ville avec l’air salin plein les poumons et l’idée fixe de retourner en Gaspésie très bientôt.

Ceci dit, en route, je me suis bien sûr arrêtée faire la visite de deux boulangeries que je vous suggère…

Boulangerie Niemand

Dans le coquet village de Kamouraska réside cette boulangerie artisanale. Située au rez-de-chaussée d’une magnifique maison centenaire faisant face au fleuve, nous sommes d’abord charmés par la beauté des lieux. En entrant à l’intérieur, c’est le choix de pains qui attire notre attention, malgré l’étroitesse de la boutique. Je remarque une section complète réservée aux « petits pains » (+/- 300 g en moule), format que j’affectionne tout particulièrement. Ici, les pains sont préparés avec du levain, selon la méthode traditionnelle européenne (le propriétaire est originaire d’Allemagne) et on se soucie grandement de la qualité des ingrédients. Et chez Niemand, pas de trancheuse: une fois à la maison, vous devrez sortir vos couteaux à pain ! Alors voilà, moi et mon amie P. devions faire notre choix…

Verdict:

– Pain olives et herbes
– Miche oranges confites et chocolat noir
– Miche avelines et raisins

La petite miche oranges confites et chocolat noir a été consommée fort rapidement (miam… à noter que le boulanger avait été généreux sur les morceaux de chocolat!). Nous avons pu savourer la miche aux avelines toute la semaine durant lors du déjeuner (merci levain !). Et lorsque nous avons senti que le pain aux olives était en fin de parcours, nous en avons fait des croutons. Sacrilège ? Non, délicieux à l’appéro en regardant le coucher de soleil…

Pain aux oranges confites et chocolat noir

Miche oranges confites et chocolat noir

Pain aux oranges confites et chocolat noir, boulangerie Niemand, Kamouraska

Généreux morceaux de chocolat...!

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Boulangerie Toujours Dimanche

Il y a quelques mois à peine naissait cette sympathique boulangerie artisanale et café à Matane, initiative des deux jeunes propriétaires, Marie-Ève Campbell et William Duclos (le boulanger). La boulangerie offre une sélection de pains, de viennoiseries et de gâteries.  On y sert également des déjeuners tous les jours (lorsqu’ouvert).

Lors de notre visite, nous avons trouvé là un endroit agréable: le local est clair, chaleureux et animé. Des livres sont disposés sur un étagère, une expo photo décorait les murs. Les propriétaires qui assurent aussi le service sont souriants. La faune est hétéroclite – une madame trop coiffée et parfumée, des étudiantes, un gars en vacances trop bavard, etc.  Nous y avons pris le déjeuner et dégusté entre autres, la costaude sandwich baguette & brie (à mon humble avis, le morceau de brie était trop copieux et la baguette trop dense mais en poursuivant avec une chocolatine, la finale a été plutôt douce…).

Et quoi ramener à la maison ? Moi et P. devions faire notre sélection…

Verdict:
– Pain brioché aux canneberges
– Croissants
– Biscuit beurre d’arachides
– Biscotti à la lavande

Depuis longtemps, j’étais curieuse de goûter une gâterie à la lavande. Étonnement, le goût n’est pas trop floral – j’ai bien aimé. Côté pain brioché, j’aurais été plus généreuse sur les canneberges – nous ne retrouvions qu’un à deux petits fruits par tranche… !

Douceurs de chez « Toujours dimanche », Matane

Douceurs de la boulangerie Toujours Dimanche, Matane

Toujours Dimanche est encore jeune mais je suis persuadée que les produits se peaufineront très rapidement – je n’ai aucun doute que les propriétaires y investissent corps et âmes pour que ça fonctionne. Le blogue et la page Facebook de la boulangerie parlent déjà de diversifier le menu et d’offrir des sandwichs très bientôt.

Notez également que la co-propriétaire Marie-Ève, sera à Montréal le 17 octobre prochain lors du Creacamp pour parler de son expérience de démarrage de la boulangerie…

Longue vie à Toujours Dimanche !

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Boulangerie Niemad, 82, av. Morel, Kamouraska, 418 492-1236

Toujours Dimanche, boulangerie artisanale et café, 443, av. St-Jérôme, Matane, 418 566-2030

Une croûte craquante comme chez le boulanger

Faire son pain à la maison nest pas si compliqué que ça. Il suffit de prendre le temps (c’est souvent là que ça accroche !) et avoir quelques trucs en poche. La boulangerie est un art beaucoup plus « senti » que la pâtisserie, qui exige plus souvent qu’autrement beaucoup de précisions (mesure des ingrédients, ordre de préparation, temps de cuisson, etc.). En boulangerie, une fois les étapes de base comprises, il est possible de bien s’en sortir alors il ne faut pas avoir peur de se lancer et d’essayer ! Ceci dit, il est plutôt difficile d’obtenir une croûte colorée et croustillante. C’est pourquoi je partage avec vous ces deux petits trucs pour démystifier la chose…

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La cuisson sur pierre

C’est mon professeur de boulangerie qui m’a suggéré un jour de me procurer une plaque d’ardoise (ou de céramique) pour insérer dans mon four et ainsi reproduire la cuisson d’un four à pierre. Une des caractéristiques de l’ardoise est sa propension à conserver et à diffuser la chaleur. Alors une fois que l’on a donné les coups de lames aux pâtons, on les enfourne directement sur l’ardoise toute chaude, comme nous le ferrions dans un four à pierre.

J’ai acheté et fait couper ma plaque d’ardoise chez un détaillant de céramique. Elle m’a coûtée +/- 20 $. Je laisse ma plaque en permanence dans mon four.

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Ma plaque d'ardoise

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La buée

Outre un bon niveau de chaleur, pour obtenir une coûte bien craquante, il faut de la buée ! 2 suggestions :

1) Laisser un ramequin rempli d’eau dans le four lors de la cuisson ;

2) Ou, une fois les pains enfournés, vaporiser de l’eau dans le four – cette étape doit se faire rapidement car les 5 premières minutes de cuisson sont cruciales (il faut garder la porte fermée autant que possible pour que la chaleur saisisse bien les pâtons !).

Bien honnêtement, moi, je fais les deux !

J’ai acheté un ramequin et un vaporisateur chez Dollorama pour 1 $ chacun.

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Voilà. Même si nous n’avons pas de four à pierre dans notre cuisine, il est possible d’obtenir une croûte craquante comme chez le boulanger !

Le grand prix de la meilleure baguette de Paris

Il existe toute sorte de concours et celui de la meilleure baguette n’y échappe pas. Attention, ce concours est tenu avec le plus grand sérieux et des centaines de boulangers s’y inscrivent chaque année. Où ? À Paris, bien sûr. Le prix ? Un prix en argent mais surtout, fournir les baguettes à l’Élysée pendant un an. Cette année, Nicolas Sarkosy et Carla Bruni savoureront donc les pains de Franck Tombarel de la boulangerie Le Grenier de Félix (64, av. Félix Laure, 15e), qui a remporté la 16 édition du concours.

Une tradition en péril

En 1993, alors que la boulangerie artisanale faisait face à une forte concurrence des épiceries à grandes surfaces en France, le gouvernement Balladur vote le fameux «décret pain» pour protéger l’appellation et le mode de fabrication de la baguette tradition*.

Ce décret vient en quelque sorte breveter la baguette tradition en précisant ses paramètres de fabrication et de composition.  Même si ce décret avait pour but de protéger la baguette, plusieurs l’ont critiqué en disant que la «définition» de la baguette y était trop contemporaine… Tradition, quand tu nous tiens !

Le Grand prix de la baguette a été mis sur pied dans cette foulée et avait comme objectif d’inciter les boulangers à préparer la baguette tradition selon les «normes» et ainsi assurer la pérennité de la recette originale…

Les baguettes tradition ont souvent qu'une seule grigne

Les baguettes tradition ont souvent qu’une seule grigne

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* La baguette tradition a vu le jour, selon l’organisation du Grand prix de la baguette, en 1830. Toutefois, plusieurs écrits font état de différentes dates et  personne ne semble s’entendre sur son année de naissance… !

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